Rachida Dati

Député européen pour l'Île-de-France et des français de l'étranger

Tribune

Billets d'humeur

Les échos de Strasbourg [sept. 2014]

La troisième session plénière de la nouvelle mandature a eu lieu, la semaine dernière. Cette session a été marquée par le vote de l’accord d’association entre l’Union européenne et l’Ukraine, ainsi que par de nombreuses résolutions sur l’actualité internationale.

L’accord d’association entre l’Union européenne et l’Ukraine a été ratifié simultanément par les deux parlements. Cet accord a notamment pour objectif de permettre l’approfondissement des relations politiques et économiques entre l’Union européenne et l’Ukraine.

En tant qu’eurodéputés, nous nous sommes également prononcés sur la déstabilisation de l’Irak et de la Syrie causée par l’État islamique. Nous avons ainsi appelé à la protection des populations civiles et en particulier des minorités dans cette région. J’ai prêté une attention toute particulière à la situation de la minorité chrétienne, dont la seule alternative est la conversion, la fuite ou la mort.

En Libye aussi, la situation sécuritaire, politique et humanitaire s’est très sérieusement détériorée. Nous avons ainsi lancé un appel pour que toutes les parties prenantes mettent fin à la violence et engagent un dialogue national afin de construire un État démocratique. La situation libyenne nous menace doublement : d’un côté, nous devons faire face à une augmentation de la pression migratoire aux frontières extérieures de l’Union, de l’autre la présence de groupes terroristes liés à Al-Qaeda se renforce sur ce territoire.

Enfin, le Parlement européen a adopté une résolution commune concernant la situation sanitaire critique en Afrique de l’Ouest. Confrontée à l’expansion de l’épidémie Ebola, cette région du monde a besoin d’un soutien international plus fort. Il est de notre devoir d’inciter la communauté internationale à agir plus vigoureusement afin de fournir une aide médicale tant matérielle qu’humaine.

Mécanisme de suspension : l’Europe met fin à la libéralisation des visas sans condition

En rétablissant un mécanisme plus souple de suspension de l’exemption de visas, l’Union européenne a enfin abandonné sa politique de libéralisation inconditionnelle. Ce mécanisme n’avait jamais été activé depuis 2013 en raison de la rigidité des critères et de la complexité de la procédure.
 
Désormais, la réciprocité n’est plus un vain mot mais s’ancre dans la réalité. En cas de hausse substantielle du nombre de ressortissants d’un pays concerné, du nombre de demandes d’asile infondées ou d’absence de coopération sur les réadmissions, l’UE pourra rétablir l’obligation de visas. Ces restrictions pourront aussi s'appliquer en cas de menaces pour l’ordre public ou la sécurité intérieure liées aux ressortissants des pays tiers concernés.
 
Alors que les discussions actuelles pour de nouvelles libéralisations de visas, notamment avec la Turquie, mais aussi la Géorgie, le Kosovo et l’Ukraine, soulèvent de nombreuses inquiétudes compte tenu des enjeux sécuritaires et migratoires, nous nous devions de garantir la pleine opérabilité du mécanisme.


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