Rachida Dati

Député européen pour l'Île-de-France et des français de l'étranger

Tribune

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Retour sur les deux premières sessions plénières de la mandature 2014-2019

Le Parlement européen a officiellement commencé une nouvelle mandature le 1er juillet 2014. Les députés européens élus se sont ainsi retrouvés en session plénière à deux reprises durant le mois de juillet, pour notamment mettre en place le nouveau Parlement, établir la répartition des sièges dans les commissions parlementaires et autres formations au sein du Parlement, ainsi que se prononcer sur le nouveau Président de la Commission européenne.

Lors de la première séance plénière, du 1er au 3 juillet, le premier acte du nouveau Parlement a été d’élire, de nouveau, son Président, le socialiste Martin Schulz, pour un deuxième mandat de deux ans et demi. Au bout de deux ans et demi, un député de notre groupe politique, le PPE, devrait être élu et remplacer M. Schulz. Celui-ci a ainsi été élu avec 409 voix, dès le premier tour.  Cette session a aussi été l’occasion de faire le bilan avec le Premier ministre grec Antonis Samaras de la présidence grecque du Conseil le 1er juillet dernier, ainsi que de débattre avec le Premier ministre italien Matteo Renzi pour connaître les priorités qu’il veut fixer à la présidence italienne qui a commencé au début du mois. Il a notamment mis l’accent sur le retour à la croissance et sur la nécessité de retrouver plus de simplicité dans le fonctionnement des institutions européennes. Enfin, nous avons fixé les effectifs de chaque commission parlementaire – 20 commissions permanentes et 2 sous-commissions. J’ai,pour ma part, rejoint la commission en charge des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures.

Lors de la deuxième séance plénière, du 14 au 17 juillet, nous avons cette fois ci approuvé la nomination de Jean-Claude Juncker comme Président de la Commission européenne. 422 des 751 députés européens ont soutenu sa candidature. Cette session a été marquée par de nombreuses résolutions concernant les situations géopolitiques dramatiques en Irak ou à Gaza, où nous avons appelé à un cessez-le-feu immédiat. Nous avons également débattu du cas de Meriam Ibrahim au Soudan, qui avait été condamnée à mort pour apostasie.Le Parlement dans sa résolution a condamné la détention injustifiée de Meriam Ibrahim et a exhorté le gouvernement du Soudan à protéger l’identité religieuse des minorités. La résolution du conflit en Ukraine a également pris une place importante dans les débats de cette session. Enfin, suite aux attaques récentes et continues de Boko Haram, nous avons condamné fermement les actions de cette secte terroriste contre des cibles civiles, gouvernementales et militaires du Nigéria, et nous avons demandé la libération immédiate et sans condition des lycéennes de Chibok.

Pour finir, nous avons souhaité réaffirmer la volonté du Parlement européen de lutter contre le chômage des jeunes, en votant pour un texte demandant des salaires décents, des formations efficaces et des financements plus importants pour nos jeunes. La lutte contre le chômage et le retour à la croissance doivent être les priorités de cette mandature : c’est le signal que nous ont envoyé les électeurs en mai dernier, et je compte bien m’y atteler.
 

Mécanisme de suspension : l’Europe met fin à la libéralisation des visas sans condition

En rétablissant un mécanisme plus souple de suspension de l’exemption de visas, l’Union européenne a enfin abandonné sa politique de libéralisation inconditionnelle. Ce mécanisme n’avait jamais été activé depuis 2013 en raison de la rigidité des critères et de la complexité de la procédure.
 
Désormais, la réciprocité n’est plus un vain mot mais s’ancre dans la réalité. En cas de hausse substantielle du nombre de ressortissants d’un pays concerné, du nombre de demandes d’asile infondées ou d’absence de coopération sur les réadmissions, l’UE pourra rétablir l’obligation de visas. Ces restrictions pourront aussi s'appliquer en cas de menaces pour l’ordre public ou la sécurité intérieure liées aux ressortissants des pays tiers concernés.
 
Alors que les discussions actuelles pour de nouvelles libéralisations de visas, notamment avec la Turquie, mais aussi la Géorgie, le Kosovo et l’Ukraine, soulèvent de nombreuses inquiétudes compte tenu des enjeux sécuritaires et migratoires, nous nous devions de garantir la pleine opérabilité du mécanisme.


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